Mirage, mon beau mirage…

DSC_0017-001Un vieux proverbe allemand dit que quand tout va bien, on se sent comme Dieu en France (« Wie Gott in Frankreich« ). Visiblement, les Allemands ne sont pas les seuls à le penser, il y a aussi des Portugais (et des Brésiliens) qui semblent aussi le croire. Dans un article du magazine portugais Visão, repris par Courrier International, la journaliste Ana Navarro Pedro raconte ainsi qu’il « faut dire aux Français que leur pays est un paradis ».

Pour les vacances, oui, sans aucun doute, j’en conviens volontiers pour l’avoir expérimenté moi-même. La qualité et la diversité des climats, des paysages et des traditions contribuent, à juste titre, à cette vision. Mais une fois que la cloche de la rentrée a sonné, la réalité, comme le suggère la journaliste, revient hélas au triple galop. Certes, par rapport à nombre de pays moins bien lotis que le nôtre, la France peut être perçue comme un paradis : protection sociale, niveau économique enviable bien que stagnant, liberté d’association et d’expression sont, parmi tant d’autres, des atouts indiscutables. Mais depuis un certain temps, si ce n’est un temps certain, il traîne dans l’Hexagone un sentiment de mal-être, de malaise persistant que notre richesse patrimoniale et culturelle ne peut cacher éternellement. Un jour peut-être arriverons-nous à en faire un avantage décisif, mais pour l’heure, cela relève plus du fantasme que de l’objectif.

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